L'ER perçue comme une approche environnementale (suite)

ADEME – Guide des collectivités éco-responsables (CD-ROM, 2007) : « Etre éco-responsable, c’est prendre des décisions, adapter son comportement et agir auprès de ses partenaires pour limiter les impacts environnementaux de ses activités, lutter contre le changement climatique et préserver la biodiversité.

Etre éco-responsable, c’est donc s’attacher principalement au « pilier environnemental » du développement durable, sans être en contradiction avec les deux autres piliers.

C’est une démarche que l’on peut favorablement compléter par une démarche sociale et socio-économique : amélioration des conditions de travail, création d’emplois et insertion des publics défavorisés, lutte contre les exclusions, combinaison de clauses sociales et environnementales dans les marchés publics, diminution des risques sanitaires, promotion de l’éthique et du commerce équitable. »

RAEE (site internet) : « La prise en compte du développement durable dans le fonctionnement des administrations est née de la réflexion entamée lors du Sommet de la Terre de Rio en 1992. Elle a été précisée et affirmée au Sommet des Ministres de l'environnement du G7 en 1995. Le terme anglo-saxon alors utilisé étant «Greening of government» a donné lieu à une traduction en français par «verdissement des administrations» puis "administrations éco-responsables".

Son objectif est, en effet, d'intégrer de manière concrète les préoccupations environnementales et sociales dans la gestion du patrimoine et le fonctionnement des administrations, afin de participer à la préservation de l'environnement, réaliser des économies budgétaires sur le long terme, maintenir et créer des emplois, et diffuser de nouveaux comportements en montrant l'exemple à la population. A travers ses actions la structure cherchera à réduire en particulier son empreinte écologique.

Le travail d'exemplarité pourra alors se faire par une approche empirique dite d'"intégration des principes de développement durable dans la gestion des services" des structures et des collectivités.

Pour cela, elles pourront enrichir la démarche d'éco-responsabilité, de certains principes comme par exemple, la participation systématique des acteurs, la vigilance à la compatibilité des actions entre elles, la durabilité économique et sociale des actions....

Sept domaines d'activité sont particulièrement concernés : l'énergie, l'eau, les déchets, les achats, les véhicules, le non-bâti (espaces verts, espaces naturels…), le bâti. Cette politique devra être accompagnée par une communication interne et externe (8ème domaine pris en compte).
 »

Association des maires de France – Associations départementales de Maires Ademe (Les cahiers du réseau n°8) : « […] L’éco-responsabilité s’attache principalement aux finalités environnementales du développement durable. Être éco-responsable, c’est en effet adapter son comportement et agir auprès de ses partenaires pour limiter les impacts environnementaux de ses activités. On compte près de 55 000 collectivités territoriales en France dont 36 783 communes. Les services qu’elles organisent, les décisions qu’elles prennent, notamment en matière d’aménagement du territoire, mais aussi l’ensemble de leurs activités influent sur l’état de l’environnement. Elles peuvent agir pour lutter contre le changement climatique et préserver les ressources naturelles par le biais d’actions éco-responsables : réduction des consommations, recours aux énergies renouvelables, développement des transports collectifs, commande publique, etc. »

Rennes métropole (Agenda 21) : « L’objectif de la démarche « Les services s’engagent », a pour objectif d’intégrer le développement durable dans les pratiques professionnelles. Les axes de travail : réduction, tri et valorisation des déchets, réduction de la consommation de papier et dématérialisation, commande publique éco-responsable et solidaire, maîtrise des consommations d’eau et d’énergie, culture commune du développement durable, déplacements professionnels et domicile-travail. »

OPAC 38 (Agenda 21) : « L’OPAC 38 s’engage dans une démarche de développement durable et a donc une responsabilité sur ses propres comportements. Il s’agit de montrer l’exemple sur un certain nombre des pratiques quotidiennes de nos salariés : déplacements, économies d’énergie et d’eau, matériels…

Il s’agit également d’avoir une réflexion sur les avancées sociales et environnementales à inscrire dans les marchés publics. Ces différents éléments peuvent constituer un plan environnemental d’entreprise. »

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